Les moules en caoutchouc qui serviront à injecter les cires, première étape de cette technique, sont vulcanisés autour d’un modèle en original en métal. Ils sont placés dans un vulcanisateur (presse chauffante) pendant une heure et demie environ.
Les étapes de fabrication
La perpétuation d’un savoir-faire d’excellence
1. Le moulage de la pièce
La pièce à reproduire est placée au milieu du moule, entre des plaques de caoutchouc.
Le découpage du moule pour libérer le modèle est réalisé au scalpel.




2. Tirage et grappage des cires
Tirage des cires : la cire chauffée à 70°C est injectée dans un moule, bien serrée entre deux plaques de laiton.
Une fois la cire refroidie, elle est démoulée. On remet du talc pour faciliter le prochain démoulage, et on recommence !
Le grappage : les cires sont assemblées une à une au fer à souder, afin d’obtenir une « grappe ».
Pour nos pendentifs, il faut 100 à 150 cires pour constituer une grappe.
Cette grappe est ensuite insérée dans le cylindre en métal qui servira de moule.
On coule du plâtre dans les cylindres, prêts à partir en cuisson dans un four.






3. La fonte « à cire perdue »
Cette technique, découverte il y a 6000 ans est très méticuleuse. Elle demande maîtrise, patience et savoir-faire. Elle permet de reproduire nos pièces sculptées.
Les moules de plâtre : la quinzaine de moules cylindriques enfournés vont progressivement monter en température, par paliers. La cire va s’écouler au début, laissant l’empreinte en creux dans le plâtre. La température montera jusqu’à 750°, conférant ainsi au plâtre des propriétés très particulières.
Puis la température va redescendre pour être stabilisée à 600°.
La fonte : le bronze ou l’argent a été soigneusement pesé pour chaque moule. Il est fondu à 1000 degrés puis coulé dans le moule en plâtre qui est non seulement à 600°, mais aussi sous vide.
Ces deux aspects font que le métal ira se glisser dans les motifs les plus fins, sans manques, avant de se figer.
Puis au bout d’une dizaine de minutes, le moule encore brûlant, il est plongé dans l’eau froide.
L’eau désagrège alors le plâtre.







4. nettoyage et dégrappage des fontes
Les arbres en métal sont dégagés du plâtre restant sous un jet d’eau à 100 bar de pression.
Le dégrappage : il existe plusieurs manières de dissocier chaque élément des grappes :
- La scie
- La pince pneumatique
- La pince manuelle






5. Ebavurage, perçage, ponçage, redressage, décapage.
Entre la pièce brute de bronze ou d’argent et la pièce finale, il reste encore un long travail de finition et de préparation à effectuer.
L’atelier reçoit de la fonderie les pièces brutes, qui sont ébarbées, redressées, décapées, émaillées, cuites à 850°, poncées, patinées, polies, vernies…



6. Emaillage
Les pièces de bronze sont prêtes à être émaillées.
Les émaux proviennent de Limoges. Leur composition est proche de celle du cristal.
Ils sont réduits en poudre et on y ajoute de l’eau.
Ce mélange est appliqué sous forme de pâte à l’aide d’une spatule.
L’atelier utilise des couleurs extrêmement variées.
La deuxième couche d’une autre couleur vient apporter de la profondeur.
Les pièces sont mises à sécher.






7. Cuisson des émaux grand feu
Une fois sèches, les pièces émaillées sont prêtes à être enfournées.
Les pièces sont portées à 800°, c’est la vitrification de l’émail.
Les émaux « grand feu » sont un gage de qualité et d’inaltérabilité.
Après la cuisson les pièces sont triées.
S’il y a des bulles ou des irrégularités, elles repartent pour un nouvel émaillage et une nouvelle cuisson.




8. polissage et préparation
Les pièces sont poncées, décapées, patinées, polies pour révéler toute leur brillance.
Toutes les pièces en bronze sont ensuite vernies, ce qui les protègent de l’altération et parachève la finition.




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